Partager l'article ! Isolation des murs: Bien isoler ses murs © Jean-Jacques Raynal ...
© Jean-Jacques Raynal
Pertes de chaleur d'une maison non isolée - © H. Nallet
Les performances des isolants sont mesurées classiquement par le "lambda" ou conductivité thermique (aptitude à transmettre la chaleur). Pendant la saison chaude, où les murs doivent contribuer à éviter les surchauffes, on s'intéressera plus particulièrement à la capacité thermique ou au déphasage des isolants, qui leur permet d'emmagasiner la chaleur pour la restituer avec un certain déphasage. Les performances en matière d'isolation phonique sont également à prendre en compte. . Il vous faudra également choisir l'isolant le plus adapté à votre chantier : possibilités de mise en œuvre, nature des supports, sans oublier le prix.
Isolation extérieure
d'un mur en pisé par des panneaux de roseaux. © Antoine Bosse-Platière
Bien que cette dernière option soit peu développée en France, elle présente l'avantage d'assurer une continuité de l'isolant sur toute la façade, ce qui évite la plupart des ponts thermiques non résolus avec une isolation par l'intérieur (planchers, plafonds et murs de refend). Elle permet aussi de conserver tout le bénéfice de l'inertie d'un mur massif dans le cas d'une résidence principale (à éviter pour une résidence secondaire, qui mettra trop longtemps à se réchauffer en saison froide).
La difficulté consiste à trouver des isolants résistants aux contraintes extérieures et capables d'assurer la stabilité d'un enduit permettant de retrouver un aspect extérieur traditionnel. Les plaques de liège expansé se prêtent parfaitement à cet usage. On peut également utiliser des plaques de fibragglos ou certains panneaux de fibres de bois capables de recevoir un enduit.
Autres solutions possibles :
Ces solutions, dont la mise en œuvre est délicate, sont plutôt réservées aux professionnels.
Pose d'isolant chanve en rouleaux. © Antoine
Bosse-Platière
- Panneaux souples (cellulose, bois feutré, chanvre, lin) et rouleaux (chanvre, lin) sont faciles à mettre en œuvre et bien adaptés à la rénovation : ils s'intercalent entre des éléments d'ossature et se fixent avec quelques agrafes - Les isolants plus rigides (panneaux de liège, de fibre de bois ou de paille cartonnée) ne doivent pas être installés entre des montants d'ossature car ils risquent de ne pas être bien jointifs. Il faut les coller (mortier adhésif) ou les clouer directement sur le mur ; ils peuvent ensuite recevoir certains enduits, du papier peint ou des tissus muraux.
- Les isolants en vrac sont les moins coûteux, mais leur mise en œuvre entre le mur et un panneau de parement est délicate et se fait par insufflation avec une pression qui doit être suffisante pour éviter tout tassement ultérieur (60 kg au m3 pour la cellulose). Les caissons doivent être bien hermétiques et aucun obstacle (gaines électriques, pointes vis...) ne doit gêner le passage de la cellulose. Quelle épaisseur ?
Pertes de chaleur d'une maison non
isolée (daprès doc Ademe) - © H. Nallet
Dernières recommandations : attention à la manipulation et à la découpe de certains isolants qui produisent beaucoup de poussière : portez un masque. Et mettez beaucoup de soin à la mise en œuvre, tout aussi importante que le choix de l'isolant.